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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 20:14

 

Titre de L’œuvre : L’Algérienne

 

painting matisse lg

 

Artiste : Henri Matisse 1869/ 1954

 

Date de création :  1909     

 

Nature/genre de L’œuvre :
  

Portrait

 

 

Catégorie (domaine/thématique) :

Arts du visuel

• Arts, créations, cultures
• Arts, techniques, expressions

 

 

Vie de l’artiste :

 

Matisse est un peintre, dessinateur, sculpteur. A 20 ans il est hospitalisé et découvre alors la peinture. En 1897, il s’intéresse à l’impressionnisme (Monet…) mais dès 1905 il s’en détache et fait scandale avec des peintures aux couleurs vives : le fauvisme naît.
Matisse a beaucoup voyagé, c’est un artiste mondialement connu. Il a vécu sur la Côte d’Azur, le soleil, les couleurs chaudes sont une source d’inspiration pour lui. Sa paralysie partielle l’oblige à repenser son art, il crée alors à partir de formes découpées, comme on peut le voir avec les femmes bleues. En 1941, son cancer l’empêche de poursuivre ses voyages, il s’éteint en 1954.

 

 

Contexte historique de création :

 

1909 : Les tensions entre les pays montent, la première guerre mondiale se prépare. La France possède un vaste empire colonial, le Maghreb est français.

Style, mouvement ou courant :
Le Fauvisme : se crée en réaction à l’impressionnisme, c'est-à-dire contre les couleurs douces, l’impression un peu floue qui se dégage de ces œuvres.
Le fauvisme se base sur le choix de couleurs vives, les artistes utilisent la technique de l’aplat (touches de couleur assez grandes et juste posées). Les tableaux sont très lumineux et souvent réalisés en plein air.

 

 

Description de l’œuvre 

 

Description technique :

L’Algérienne est un portrait de femme. Elle est assise de trois-quarts et est accoudée. Elle ne regarde pas directement le spectateur.
C’est une peinture fauve, Matisse utilise de la peinture à l’huile. Les couleurs sont primaires (bleu, rouge, jaune), elles délimitent chaque espace. Ce jeu sur les frontières est renforcé par de gros traits noirs qui marquent différentes formes géométriques et par les aplats. L’espace à droite peut être une fenêtre, un miroir mais il encadre le modèle. Le tableau semble en mouvement malgré l’attitude statique de la femme. En effet, tout est orienté vers le haut à droite : les yeux, le visage, l’épaule, le fond rouge.

 

 

Interprétation :

 

Ce tableau est peut-être un témoignage, un récit de voyage, un hommage à l’Orient.  Plusieurs questions viennent à l’esprit lorsqu’on regarde cette femme.  On peut se demander si elle est émancipée ou soumise, elle ne regarde pas le spectateur mais rougit comme si elle avait honte de notre regard. Elle est vêtue mais sa tunique laisse paraître sa peau qui se confond avec les couleurs de la robe, il s’agit sûrement d’un jeu sur la transparence. Elle est encadrée de rouge, couleur de la passion, on se trouve peut-être dans son boudoir, dans l’intimité de sa chambre. Cette attitude paradoxale est renforcée par l’aspect hermaphrodite du modèle. En effet, bien que très sensuelle, l’algérienne possède des caractéristiques masculines : sa mâchoire carrée, ses épaules, sa poitrine peu proéminente malgré le décolleté profond.
Matisse joue sur les frontières : les couleurs, l’osé et le puritain, le féminin et le masculin comme pour souligner la fascination de l’occident pour l’orient.

Cette œuvre peut faire penser à la Joconde de Léonard de Vinci, une Joconde transposée dans un pays exotique

 

 

Portée ou influence de l’œuvre :

 

Cette œuvre n’est pas la plus connue de Matisse, cependant elle est représentative du mouvement fauviste. En ce sens, elle matérialise non seulement une  nouvelle proposition artistique mais également la fascination de l’occident pour l’orient au début du XXème siècle.

 

 


Regard sur l’œuvre
Exprimer son ressenti…


Katia Rigo - professeur de Français

Retrouvez d'autres analyses d'oeuvres sur le nouveau site : http://e-cours-arts-plastiques.com/category/histoire-des-arts/analyse-d-oeuvres/ 

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Published by madame plastique - dans Analyse d'oeuvres
5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 21:45


Titre de l’œuvre : Porte l’eau
Nature/genre de l’œuvre : Chanson, auteur compositeur Erick Benzi
Artistes : Erick Benzi, John Massa et Chorales St Joseph Viala, Sévigné et St Charles Camas musique de l’eau : Bambou Orchestra avec Makoto Yabuki
Date de la création : Septembre 2011
Catégorie : Arts Etats et pouvoir

Repérage chronologique :
• Le Premier forum mondial de l'eau a eu lieu à Marrakech (Maroc) en mars 1997
• Le Deuxième forum mondial de l'eau a eu lieu à La Haye (Pays-Bas) en mars 2000. Il réunit 5 700 participants dont 114 ministres et représentants de 130 pays et 500 journalistes.
• Le Troisième forum mondial de l'eau a eu lieu dans trois villes japonaises : Kyōto, Ōsaka et Shiga, du 16 au 23 mars 2003.
• Le Quatrième forum mondial de l'eau a eu lieu à Mexico du 14 au 22 mars 2006. Il a réuni 12 000 participants, dont plus de 120 ministres chargés de l’hydraulique, autour du sujet "Des actions locales pour relever un défi global".
• Le Cinquième forum mondial de l'eau a eu lieu à Istanbul, en Turquie, du 16 au 22 mars 2009. Il a pour sujet "Bridging divides for Water", c'est-à-dire "établir des ponts entre les divisions pour l'eau".
• Le Sixième forum mondial de l'eau a eu lieu à Marseille, en France, du 12 au 17 mars 2012 . Le thème de cette édition est "le temps des solutions"

Vie de l’artiste :

 

575px-Erick Benzi


 
 Erick Benzi né à Marseille le 1er mars 1959, est un auteur, compositeur, musicien et producteur français.
Ancien membre du groupe Canada (formé de Jacques Veneruso, Gildas Arzel et Gwenn Arzel), Erick Benzi est l'un des producteurs (réalisateur, arrangeur) francophones les plus demandés. Depuis les années 90, il réalise tous les disques de Jean-Jacques Goldman et Céline Dion en autres.
Erick Benzi est le propriétaire d'un studio d'enregistrement Le Bateau-Lune. Il est également éditeur à travers la société Erk Music.
En 2007, Erick Benzi est membre du groupe El Club (formé de Gildas Arzel, Christian Seguret et Michael Jones) avec un premier album éponyme.
En 2008, Erick Benzi lance des stages de coaching d'artistes en devenir. stages collectifs et aussi stages individuels. Via son nouveau studio " Le Chalet" et son label web www.openworldmusic, il expose sa passion pour la musique world, et l'Asie centrale en particulier.
Membre du groupe Newyorkais « Invisible blue » depuis 2010, il initie en parallèle le projet MARSEILLE REVE dans sa ville natale.

• En solo
o 1991 : Ben the Eye (disque sous pseudonyme)
• En groupe
o 1988 : Canada - Sur les traces (groupe avec Gween Arzel, Gildas Arzel et Jacques Veneruso)
o 2003 : Céline Dion, 1 fille & 4 types (groupe avec Gildas Arzel, Céline Dion, Jean-Jacques Goldman et Jacques Veneruso)
o 2007 : El Club - El club (groupe avec Gildas Arzel, Michael Jones et Christian Seguret)
o 2010 : Invisible blue - Something real (groupe avec Brian Leedle, Cameron Fall, Etienne Franck et Etienne Garcia-Fons)
• Récompenses
o 1997 : SOCAN CANADA, chanson étrangère d'expression française la plus jouée à la radio "Le temps de m'y faire"
o 1997 : SOCAN CANADA, chanson étrangère la plus jouée à la radio la neige au sahara
o 1997 : SACEM, chanson étrangère la plus jouée à la radio La neige au sahara
o 2004 : Just Plain Folks Music Awards, Best Gospel Album pour Springfield
o 2004 : Just Plain Folks Music Awards, Best Gospel Song pour Shine
Quelques titres écrit par Erick Benzi
•  1995 : Cherche encore (Céline Dion)
•  1995 : Bienvenue chez moi (Florent Pagny)
•  1995 : Lorada (Johnny Hallyday)
•  1995 : Rester libre (Johnny Hallyday)
•  1998 : Papillon (Céline Dion)
•  1999 : J'ai pas confiance (Roch Voisine)
•  2000 : Qui sait ? (Solidays)
•  2003 : Pendant que mes cheveux poussent (Garou)
•  2007 : Si j'étais quelqu'un (Céline Dion)
•  2010 : Ça me regarde (Yannick Noah)
•  2011 : On veut tous rêver (Marseille rêve)
•  2011 : 20 km (Marseille rêve)
•  2011 : Porte l'eau (Marseille rêve)
•  2011 : Je suis M (Marseille rêve)
•  2011 : Le 8eme drapeau (Marseille rêve)


Contexte historique de création.
Une maquette a été enregistré le 28 juin 2011 à l’espace Hypérion pour chanter uniquement le refrain par 5 élèves du lycée St Joseph de la Madeleine et une vingtaine de voix d’enfant réalisée par la chorale de St Joseph Viala sous la direction de Mme Spagnoli.
Le collectif d’artistes « Marseille Rêve » a enregistré les voix des enfants de la chanson d’Erick Benzi créée pour le Forum, au centre Fissiaux dans le 4ème arrondissement de Marseille le 24 septembre 2011, avec 3 chorales : St Joseph Viala, Sévigné et St Charles Camas et quelques lycéens de St Joseph de la Madeleine.
Intitulée « Porte l’Eau », elle est interprétée par son compositeur ainsi que John Massa pour la partie slamée et plus de deux cents enfants issues des écoles et des collèges de Marseille, trois répétitions ont été nécessaires, la première  pour apprendre à taper le rythme sur les bidons avec le shisuku, conçu et réalisé par le Bambou Orchestra avec Makoto (le shisuku étant une baguette creuse en bambou), la seconde pour apprendre les déplacements en grand groupe, et enfin la troisième en situation au Palais des évènements au Parc Chanot.
Ce véritable hymne à l’eau sera chanté lors du spectacle d’ouverture du 6ème Forum Mondial de l’Eau le 12 mars 2012 en présence de nombreuses personnalités venues du monde entier qui se déroulera au Parc Chanot à Marseille.
Comme toute chanson, il y a alternance de couplet et de refrain, mais il y a également une partie slamée très rythmée.

 

logo-du-forum-mondial-de-l-eau

 

 Parfois nous dévore coule et s’évapore, elle est soixante et dix pour cent de mon corps
Trace les frontières d’un trait solidaire, elle est le sang de la terre asséchée                        

Jusqu’à la sève jusqu’à nos lèvres, lave le sol la nuit et nos péchés.
Porte l’eau, jusqu’à la lumière, fais des larmes des lacs d’amour                                

Sauve l’eau pour tes sœurs et frères, crie la pluie si le monde est sourd.

Coule en cascades, sans barricades, un champ d’espoir entre source et la mer.                     

Qui nous propose, qui nous impose de nous partager le lit des rivières
Marre féconde, troublée des ondes, par la terre jetée qui ne construit pas                                     

C’est elle qui reste, c’est tout ce qui reste, si nos châteaux de sables ne s’ouvrent pas.
Porte l’eau, jusqu’à la lumière, fais des larmes des lacs d’amour                                 

Sauve l’eau pour tes sœurs et frères, crie la pluie si le monde est sourd. 

Elle est la vie, le solvan , le déluge quand je mens
L’étang où je m’étends, le torrent en dedans
Fleuve, canal, lagune ou ruisseau  qui se perd
Elle est le cycle invariable par le ciel et la mer
Tantôt vapeur, tantôt glace, elle irrigue , elle menace
Elle fait verdir les champs, échange avec les anges
Du bassin au robinet, assainie purifiée,
Elle est douce fontaine aux mains sales qui peinent

 A la soif du désert, aux plaines minérales
Aux puits noirs de chaleur, aux amphores des vestales
Elle est l’alliée gelée, la liquide richesse,
Qui guérit qui punit, qui mouille et qui cesse
Au soleil complice , Roi d’un ciel sans ratures,
Qui trompe la lune sèche avec ce flot murmure,
Comme un couple parfait qui enfante et s’étire
 Jusqu’où la folie des hommes ne saurait le détruire

Et par mes rêves, contre les fièvres, j’offrirai la rosée de mes mains en coupelle
Aux feux qui s’allument, aux poings de l‘écume tourner les colères en jolies aquarelles
 
Qu’on lève nos verres, qu’on salue la mère, à nos richesses, à la même vision
Qu’on lève nos verres, qu’on salue la mère à nos promesses, à la même raison

Porte l’eau, jusqu’à la lumière, fais des larmes des lacs d’amour                                

Sauve l’eau pour tes sœurs et frères, crie la pluie si le monde est sourd. 

 

Les couplets sont en Sol Majeur alors que les refrains sont en La Majeur, ce qui donne un effet de lumière et d’espoir pour le refrain.
Le rythme du début joué par le bambou orchestra puis par la chorale est sur deux mesures à quatre temps : noire noire, deux croches noire, deux croches noire, deux croches quart de soupir et trois doubles croches. Ce rythme est présent tout au long de la chanson.
A noter enfin un canon réalisé par la chorale à la fin de la chanson à la reprise du refrain, canon à 4 voix tout de même, pas toujours facile à réaliser.

Portée ou influence de l’œuvre :
Cette chorale s’est produite devant les participants du 6° forum mondial de l’eau de Marseille, dont 40 chefs d’états du monde entier et plus de 4000 personnes.
Marseille Rêve, est un collectif d’artistes qui fêtent leur ville en lui rendant hommage à travers des chansons, des films, des concerts et des manifestations diverses, mélangeant tout ce que la création peut apporter de positif à la cité (http://www.marseillereve.com)

Cette chanson a été diffusé sur les ondes radios, notamment France Bleu Provence quinze jours avant le forum mondial de l’eau et chaque jour de la semaine durant le forum.

La vidéo est visible sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=Rmkq_cgsZwY
Reportage sur la répétition et interview : http://www.youtube.com/watch?v=LfDd2AlLbVc
C’est par la musique que l’on peut faire passer des choses en espérant que cela a été le cas lors de ce 6° Forum Mondial de l’eau.

Regard sur l’œuvre :
Exprimer son ressenti… à chacun de dire ce qu’il veut !


Attention :
Ne pas oublier de parler du texte de l’expliquer
De parler un peu de ce qu’est le forum mondial de l’eau
Décrire le tee-shirt, mélange des notes de musique de la goutte d’eau qui forme le 6 du sixième forum, du texte du refrain au bas du tee-shirt des mains qui tiennent toutes les solutions du monde pour sauver l’eau sur la planète.


Proposition d'analyse de Sandra Spagnoli – Professeur d’Education Musicale

 

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Published by madame plastique - dans Analyse d'oeuvres
27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 21:11
 
Nature/genre de L’œuvre :  peinture

Artiste : Alfredo Gauro Ambrosini (Rome, 1901 /Vérone, 1945).

Date de création :  XXème siècle, 1930 

 

aeroritratto-Benito-Mussolini-Aviatore 1930 [320x200]

 
      
Catégorie (domaine/thématique) :

o Arts du visuel    • Arts, Etats et pouvoir
Vie de l’artiste:
- Ambrosini est un peintre futuriste qui travaille au service de Benito Mussolini durant les années 1920-1940, afin de glorifier le chef d’état à travers son art.
Le commanditaire de l’œuvre :
 Benito Mussolini est un Homme politique italien, d'abord militant socialiste, il fonde en 1919 ses premiers faisceaux de combat (groupuscules d'extrême-droite). Ces faisceaux, rapidement puissants, sont les ancêtres du parti fasciste dont Mussolini devient le chef (le « Duce »).
Apparaissant comme une solution à la crise qui touche l'Italie, Mussolini est soutenu par la Bourgeoisie. En 1922, le succès de la marche fasciste sur Rome amène le roi à confier le pouvoir à Mussolini.
Dès 1924, ce pouvoir devient dictatorial. Il s'illustre par la conquête de l'Éthiopie en 1936, par l'alliance avec l'Allemagne nazie (l'Axe Rome-Berlin), et par l'engagement dans la guerre en 1940 au côté d'Adolf Hitler et des nazis.
Mais la guerre est un désastre pour l'Italie. Mussolini est arrêté sur ordre de certains dirigeants fascistes en juillet 1943. Libéré en septembre 1943 par les nazis, Mussolini tente de reprendre le pouvoir, en vain.
Arrêté le 27 avril 1945, cette fois par des militants anti-fascistes, il est fusillé le lendemain (28 avril 1945).
Style, mouvement ou courant :  Mouvement futuriste
Le futurisme est né en Italie autour du poète Filippo Tommaso Marinetti (Manifeste du futurisme, 1909).
Les premiers peintres du mouvement( Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Carlo Carrà, Gino Severini, Luigi Russolo,) empruntent à la technique divisionniste et au cubisme pour faire interférer formes, rythmes, couleurs et lumières afin d'exprimer une « sensation dynamique », une simultanéité des états d'âme et des structures multiples du monde visible.
Le futurisme prône l'amour de la vitesse (Luigi Russolo, Dynamisme d'une automobile, 1912-1913) et de la machine (exalte la beauté des voitures), ainsi que la nécessité de la violence pour débarrasser l’Italie du culte archéologique du passé. Marinetti est le seul à pousser ses idées jusqu’à se réclamer du social-darwinisme en exaltant la guerre « guerre comme seule hygiène du monde ».
Plus qu'un mouvement, le futurisme devient un art de vivre et une véritable révolution anthropologique. Il touche la peinture, la sculpture, la littérature, le cinéma, la photographie, le théâtre, la mise en scène, la musique, le bruitisme, l'architecture, la danse, la typographie, les moyens de communication, et même la politique, la cuisine ou la céramique .

Description de l’œuvre 
- Aerorittrato di Benito Mussolini aviatore
 Cette peinture représente le visage de Mussolini surgissant sur la Rome Antique, qui est la Rome de référence pour tous les fascistes.
On peut donc y voir tous les monuments célèbres de cette Rome ultra puissante que Mussolini rêve de recréer.
Avant d’étudier en détail cette œuvre et comprendre pourquoi le peintre a choisi de représenter ainsi Mussolini, il faut savoir que :
l’époque actuelle est détestée par Mussolini et ses hommes car elle représente l’Italie libérale et sacrifiée par la bourgeoisie responsable de tous les maux dont souffre à leurs yeux , l’Italie.
L’attitude des Romains ne fait qu’accentuer cette haine pour la Rome moderne.
En novembre 1921, lorsque les fascistes s’étaient rassemblés à Rome pour leur congrès national, l’accueil de la population avait été indifférent, méfiant, méprisant ou ouvertement hostile.
Après la prise de pouvoir, le « partito nazionale fascista », à peine créé y installe son siège en 1921. Pour le « Duce », centraliser le pouvoir à Rome constitue une manière d’asseoir définitivement son pouvoir et ainsi créer l’EMPIRE ROMAIN FASCISTE.
Pour atteindre cet objectif et créer la nouvelle ville de ses rêves, il lui faut d’abord détruire ce qui ressemble selon les fascistes, à une «ville de province».
C’est le début des grands travaux.
Le chantier préserve et isole, dans un premier temps, les édifices construits dans l’antiquité. Il voulait imiter les « formidables bâtisseurs » de l’Antiquité pour édifier un Empire romain fasciste qui rejoindrait puis dépasserait l’Empire des Césars.
A cette occasion des monuments du Moyen-âge  et de la Renaissance sont rasés.
Il s’agissait « d’éclairer » ceux de l’Antiquité (période de référence) et de construire de nouveaux édifices afin d’exprimer la modernité et la puissance de l’Italie.
Pour arriver à ses fins et asseoir son autorité, Mussolini va utiliser la propagande à travers l’art.
La peinture que nous allons analyser en est un bon exemple :
Ce tableau représente le visage de Mussolini dont l’expression paraît déterminée et exaltant sa volonté de puissance.
Le peintre l’associe aux grands aménagements urbains. Son visage apparaît en surimpression sur une vue aérienne de la ville qui relate la grandeur de la Rome antique avec les vestiges comme par exemple le Colisée, en haut, à gauche (édifice monumental par ses dimensions).
Mussolini souhaite créer une 3ème Rome en s’inspirant des valeurs et puissances antiques notamment la domination universelle exercée par Rome pendant l’Antiquité.
Le peintre revendique la gloire impériale passée et personnifie le « héros » dans une luminosité solaire.
Il le montre tel un génie inspirateur et créateur en raison de sa position surélevée.
A travers la transparence de son visage, il souhaite montrer que Rome et lui ne font qu’un.
 
Portée ou influence de l’œuvre

On peut bien évidemment rapprocher cette peinture d’autres œuvres puisque comme nous l’avons vu Mussolini a recours à l’art pour entretenir sa popularité à travers cette technique du futurisme.    
 
 
alessandro-bruschetti-mussolini [320x200]
Alessandro Bruschetti Mussolini
Gerardo-Dottori Mussolini [320x200]
Gerardo Dottori Mussolini
 
Véronique Jolly - professeur d'Italien - 2012
 
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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 09:48

 

Titre de l’œuvre : Persépolis 
Nature/genre de L’œuvre : Bande-dessinée
Artiste : Marjane Satrapi (1968-  )
Date de création : 2000      

 

persepolis-planche 

  
Catégorie (domaine/thématique) : 

Arts du visuel 

• Arts, créations, cultures
• Arts, Etats et pouvoir
• Arts, techniques, expressions
 
Repérage chronologique :
Quelques dates sur l’histoire des droits de la femme :
- 1924 : les programmes scolaires deviennent identiques filles/ garçons
- 1944 : les femmes sont éligibles et électrices
- 1965 : les femmes peuvent avoir un compte bancaire à leur nom et exercer un métier sans l’accord de leur mari
- 1967 : droit à la contraception
- 1975 : Loi Veil sur la contraception, tous les établissements publics doivent être mixtes
- 1980 : loi sur le viol
Quelques dates sur l’histoire d’Iran :
- 1953 : coup d’état du Shah, il prend le pouvoir
- 1979 : prise de pouvoir par l’Ayatollah Khomeiny
- 1980 : l’Irak de Saddam Hussein envahit l’Iran
- 1989 : mort de Khomeiny, fin de la guerre
- 2005 : élection comme président de Mahmoud Ahmadinejad, maire ultra-conservateur de Téhéran


Vie de l’artiste : Moments importants de sa vie…
Marjane a dix ans lorsque la révolution éclate, elle habite Téhéran avec ses parents. Elle voit la chute du Shah et l’arrivée au pouvoir des islamistes. A quatorze ans, ses parents l’envoient, pour la protéger au lycée français de Vienne. Elle retourne en Iran finir ses études supérieures puis part s’installer à Strasbourg puis à Paris où elle vit encore. Elle a adapté Persépolis au cinéma en 2007 et Poulet aux prunes en 2011.


Contexte historique de création : cadre géographique ? Evènements marquants ? Eléments d’inspiration.
Elle dessine en France de nos jours, mais son travail s’inspire de son passé en Iran et tourne souvent autour des figures féminines qui l’ont aidées à se construire (mère et grand-mère). Marjane Satrapi avoue aussi avoir pour source d’inspiration Art Spiegelman auteur de Maus (voir: Fiche d'identité de "Maus" de Art Spiegelman


Style, mouvement ou courant : Aucun en particulier


Description de l’œuvre 

Le dessin est noir et blanc, il est épuré et laisse la place à un texte fourni (paroles et commentaires de la narratrice). La langue est riche et mélange les tons et les registres : ceci est le signe de la richesse de l’éducation donnée à la fillette.

 

persepolis-1 [320x200] 

 

Vignette 16 (illustration ci-dessus ou sur planche principale) : Le père, la mère et Marjane sont représentés dans cette vignette, ils sont dessinés en plan rapproché. Le fond est blanc, uni : même s’il s’agit d’un désaccord entre les femmes et l’homme, il ne s’agit pas d’une dispute ici. On remarque qu’il y a une circularité dans les regards : Marjane regarde sa mère, elle attend d’elle qu’elle persuade le père, la mère regarde son mari, elle cherche le contact visuel pour lui prouver sa force, le regard du père descend sur sa fille, car ce sont ses peurs qui le font hésiter, pas ses convictions politiques. Ce cercle du regard illustre le lien fort qu’il existe dans cette famille. Le plan rapproché crée l’impression de l’intimité dans laquelle est invité le lecteur.

 

persepolis-vignette2

 

Vignette 17 (illustration ci-dessus) : C’est un gros plan sur la mère : elle est parfaitement au milieu de la vignette, son visage est partagé en deux, une partie blanche et l’autre noire, son poing est levé. Elle parle de sa fille, mais cette dernière semble être un prétexte. Elle n’a que dix ans et pourtant sa mère dit « en tant que femme ». Elle semble transcendée par son engagement. D’ailleurs cette vignette pourrait être considérée comme un portrait. La mère est vue de face, elle regarde le lecteur droit dans les yeux, c’est sûrement à lui qu’elle s’adresse. On remarque d’ailleurs que la cartouche n’est plus en haut mais en bas de la vignette, comme une légende de carte ou un titre de tableau ; « ma mère avait changé », dans cette vignette la mère n’est plus seulement la protection, la nourricière mais celle qui instruit à l’engagement politique, qui s’érige en figure de la lutte des femmes. Ce combat est souligné par les deux parties du visage de la mère, une face à la vue de tous, une face cachée celle du côté du poing qui lui est déjà dans la lumière.

 

persepolis-3

 

Vignette 18 (illustration ci-dessus) : L’image est ici saturée. La fillette est un point blanc parmi les ombres noires des femmes. Elle sourit alors que tous les visages autour d’elle sont mécontents (sourcils froncés, bouches béantes qui crient). Marjane représente une certaine innocence. Elle est heureuse d’être à la manifestation, d’aider (distribution de tracts) mais ne comprend peut-être pas encore ce qui est en jeu alors même qu’elle est entourée des cris des femmes qui viennent de toutes parts (forme de la bulle, comme une explosion, majuscules et point d’exclamation).

 

persepolis-4

 

Vignette 19 (illustration ci-dessus) : La vignette est rectangulaire, cette forme permet de représenter la vague des assaillants, une vague noire (habits, barbes) qui s’abat sur les manifestants. Cette masse est bien sûr violente, elle est tâchée du blanc des battes de base-ball, et de celui des profils pointus des intégristes. Le mouvement se dirige vers la partie droite de l’image, vers le blanc, la lumière, le salut. Le slogan « Le fichu ou la raclée » plane en haut et au centre de l’image. On remarque que par rapport à celui des femmes dans la vignette précédente,  il semble plus puissant et surtout on arrive mieux à déterminer d’où il provient (flèches plus importantes dirigées vers les hommes), comme pour montrer la supériorité de l’organisation des intégristes. Enfin on peut voir cette masse comme un rouleau compresseur qui écrase la révolte et uniformise tout sur son passage.


 
Portée ou influence de l’œuvre
En quoi l’œuvre a-t-elle marqué son temps ? Peut-on la rapprocher d’autres œuvres ?
L’adaptation cinématographique de Persépolis a reçu le prix du jury de Cannes en 2007 et l’année suivante les Césars du meilleur film et de la meilleure adaptation. Il est encore un peu tôt pour connaître l’influence de l’œuvre mais une adaptation du Chat du Rabbin de Joan Sfar devrait sortir avant la fin de l’année.


Regard sur l’œuvre
Exprimer son ressenti…
Le ressenti est personnel, les élèves peuvent librement s’exprimer dans cette partie, mais doivent toujours justifier leur propos.


Katia Rigo - Professeur de français - http://saintjoarts.over-blog.com 

Retrouvez d'autres analyses d'oeuvres sur le nouveau site : http://e-cours-arts-plastiques.com/category/histoire-des-arts/analyse-d-oeuvres/

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 20:28

 

Titre de l’œuvre : MAUS

Nature/genre de L’œuvre : Bande-dessinée

Artiste : Art Spiegelman

 

couverture-maus 

 

Date de création :
Parue tout d’abord dans une revue à partir de 1981, Maus est ensuite publié en deux tomes :
Mon père saigne l’histoire (1986), Et c’est là que les ennuis ont commencé (1992).
Ces deux volumes sont réunis dans une intégrale en 1998.
        
Catégorie (domaine/thématique) :
Arts du visuel   Arts, Etats et pouvoir    
 
Vie de l’artiste :
«Quand j’étais petit, je n’étais pas sûr qu’être juif soit une si bonne idée - j’avais entendu dire qu’on tuait des gens pour ça».
Fils de juifs polonais émigrés aux Etats-Unis, Art Spiegelman naît sur le chemin de l'exil le 15 février 1948 à Stockholm. Le destin de ses parents, rescapés d'Auschwitz, marquera profondément son œuvre. Art Spiegelman fait ainsi revivre les souvenirs de son père, ancien déporté, afin de dénoncer les crimes nazis en utilisant son témoignage. Il cherche aussi grâce à ce travail de mémoire à se rapprocher de lui.

 

Contexte historique de création :
Maus est une histoire familiale puisque l’auteur recueille les souvenirs de son père Vladek, un survivant de l’Holocauste, du génocide des juifs d’Europe centrale. Le récit alterne deux époques, les années 1970-1980 à New York où Art Spiegelman interroge son père ; et l’évocation de la persécution des Juifs dans les années 1930 jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : l’histoire de la vie de ses parents en Pologne, leur vie dans le ghetto puis l’arrivée au camp d’Auschwitz, la vie dans le camp d’extermination, Vladek raconte sa survie.

 

 

Description de l’œuvre 
Quel travail d’historien Art Spiegelman a-t-il mené pour écrire Maus ?

 

 maus-1

 

Comment l’historien recueille un témoignage ?

Prendre avec précision un maximum d’informations

Pourquoi avoir cette démarche ?

Pour être précis en racontant les faits

 

  maus-2 [320x200]

 

Comment l’historien recueille un témoignage ?

Prendre des notes

Pourquoi avoir cette démarche ?

Pour ne pas oublier
Pour ne pas déformer la réalité

 

 maus-3

 

Comment l’historien recueille un témoignage ?

Respect de la chronologie

Pourquoi avoir cette démarche ?

Pour que le récit soit placé dans la vérité et soit réaliste

 

 maus-4 [320x200]

 

Comment l’historien recueille un témoignage ?

Trouver d’autres sources

Pourquoi avoir cette démarche ?

Pour recouper les informations avec d’autres témoignages ou sources, toujours dans un souci de vérité

 

 maus-5 [320x200]

 

Comment l’historien recueille un témoignage ?

Questionner les témoins

Pourquoi avoir cette démarche ?

Pour diriger son enquête et par souci de précision (il interroge son père précisément)

 

 maus-6-2

 

Comment l’auteur présente le contexte ?

Recherches précises sur les lieux

Pourquoi avoir cette démarche ?

Pour coller à la réalité

 

 maus-7

 

Comment l’auteur présente le contexte ?

Ajouter des documents d’origine dans la BD

Pourquoi avoir cette démarche ?

Pour montrer que le récit dit la vérité

 

Portée ou influence de l’œuvre

Maus est une œuvre autobiographique sur l’un des enfants de la Shoah. Nous revivons les petites débrouilles pour survivre de Vladek, le père du narrateur, ces petits événements qui s’enracinent dans la grande histoire. C’est une œuvre de fiction, un témoignage personnel avec ses émotions qui est une interprétation du réel, mais qui aide à comprendre l’Histoire et ses évènements. Maus permet donc aussi de comprendre le génocide des juifs d’Europe de l’intérieur, tout comme en littérature les livres de Primo Levi" Si c’est un homme" et Wladislaw Szpilman "Le pianiste". Maus parle des camps de concentration avec un regard qui rappelle celui de Roberto Benigni dans "La vie est belle".
Art Spiegelman a reçu le seul Prix Pulitzer décerné à une bande dessinée, en 1992, et a été traduite en dix-huit langues.

 

Regard sur l’œuvre

 

Quel est l’intérêt du zoomorphisme ?
L’utilisation de la métaphore animalière est très classique dans les B.D. et les dessins animés. Mais le choix des animaux par l’auteur ne s’est pas fait par hasard : il s’est inspiré de la propagande nazie. Pour les Nazis, le concept de race admet que les Allemands appartiennent à la race supérieure. Cette supériorité justifie les discriminations à l’égard des races considérées comme inférieures et nuisibles. La propagande nazie avait l’habitude de considérer la race la plus nuisible, les Juifs, comme des souris qui pullulaient, des parasites. Les Allemands, représentés bien évidemment par des chats, sont les prédateurs des souris (Maus en allemand). Le zoomorphisme permet de mettre l'accent sur la bestialité du traitement infligé par les chats aux souris, de présenter les bourreaux et les victimes de façon anonyme.

 

Que peut ressentir le lecteur à la lecture de cette planche ?
Les dessins, avec un graphisme qui peut sembler simple, permettent de dédramatiser ou plutôt d'atténuer l'horreur, l’angoisse que constitue ce qu'ont vécu les Juifs à l'époque, tout en exprimant le caractère sombre des événements grâce à la réalisation en noir et blanc. Les souris prennent la place des Juifs et les chats des Nazis, ce qui permet d'alléger le poids de l'abomination et de rendre moins pénible la narration pour le lecteur. Le dessin semble être là pour à la fois mettre un peu de distance entre nous et d'effroyables événements mais aussi pour nous y attirer. Le noir et blanc et le graphisme simple évitent de rendre "joli" ce crime contre l'humanité.

 

  Retrouvez d'autres analyses d'oeuvres sur le nouveau site : http://e-cours-arts-plastiques.com/category/histoire-des-arts/analyse-d-oeuvres/  

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 10:31
Voici de quoi jouer et apprendre sur "Le radeau de la méduse" de Théodore Géricault. Cette grande oeuvre datée de 1819, mesure pas moins de 4 m 91 de hauteur sur 7m16 de largeur. 
 
 
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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 12:18
FICHE D’IDENTITE DE : Daphnis et Chloé – Maurice Ravel - 1912
 
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Présentation de l’œuvre
 
 
   
Titre de l’œuvre : Daphnis et Chloé
 
 
Nature/genre de L’œuvre : œuvre symphonique (à chorégraphier)
 
 
Compositeur : Maurice Ravel (1875-1937)
 
 
Date de création : 1909-1912 (représenté le 8 juin 1912 à Paris – ballets russes de Diaghilev)
 
 
Vie du compositeur:
Initiation à l’univers musical grâce à son père.
Conservatoire de Paris pour étudier le piano, la composition, l’harmonie, l’orchestration.
Second Prix de Rome.
Collaboration avec les ballets russes dirigés par Serge Diaghilev.
S’engage pour l’armée, mais sa santé fragile l’obligera à la démobilisation.
En 1933 une infirmité cérébrale le frappe et il mourra quelques années plus tard.
 
 
Contexte - style :
L’intention de Maurice Ravel est de composer une vaste fresque musicale, mettant en scènes des êtres humains et mythologiques.
Cette œuvre peut être dansée donc ballet, ou entendue sous forme de suite symphonique.
 
Style, mouvement ou courant :
 
 
 
Description de l’œuvre  
 
Ballet en trois parties ou tableaux :
 
ü  Une après-midi claire de printemps. Daphnis (berger) et Chloé se retrouvent sous le regard des nymphes.
ü  Des pirates vont enlever Chloé lors d’une danse guerrière.
ü  Daphnis grâce à l’intervention de Pan sauvera et retrouvera Chloé.
 
Orchestration et moyens  
 
Toutes les familles d’instruments sont représentées (Maurice Ravel inventera même l’héliophone pour faire entendre le vent).
Chaque instrument de l’orchestre évoque un personnage, dans le contexte de l’histoire.
ü  Ainsi les bois (flûte, clarinette, hautbois) représentent souvent les êtres mythologiques.
ü  L’amour de Daphnis et Chloé est représenté par le jeu des violons, alors que Pan (amour de Syrinx) est évoqué par la flute.
ü  Les pirates quant à eux sont représentés par les percussions.
 
 
Portée ou influence de l’œuvre
 
Lors de sa création, l’œuvre a connu un accueil mitigé. Les danseurs, trouvant la musique complexe et le public, découvrant des sonorités nouvelles et assez particulières.
 
Mais cette œuvre « ouvrira » l’ère du monde musical de Maurice Ravel, qui donnera plus tard son fameux « Boléro ».
 
 
M. Bouzouklian -2011 – http://saintjoarts.over-blog.com
 
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 13:21
FICHE D’IDENTITE DU : Film publicitaire pour Apple de Ridley Scott 1984
 
 
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Présentation de l’œuvre
 
 
 
 
 
 
Titre de l’œuvre : Film publicitaire pour Macintosh, Apple, 1984
 
Nature/genre de L’œuvre : film publicitaire
 
Artiste (ou commanditaires) : réalisé par Ridley Scott pour Apple.
Ridley Scott est un réalisateur producteur britannique né le 30 novembre 1937.
 
Date de création : 1984                                                                                          
 
 

Catégorie (domaine/thématique) : à encadrer

o Arts de l'espace                Arts, créations, cultures
o Arts du langage               
• Arts, espace, temps
o Arts du quotidien             
Arts, Etats et pouvoir
o Arts du son                         
• Arts, mythes et religions
o Arts du spectacle vivant
• Arts, techniques, expressions
o Arts du visuel                    
Arts, ruptures, continuités      

               
Repérage chronologique :
Notre publicité arrive à la fin d’un siècle très chargé…
L’entre-deux guerres a vu naître les totalitarismes aux quatre coins du monde ; la 2èmeGuerre Mondiale a marqué leur éclosion tragique. Des mouvements artistiques, comme l’expressionisme en Allemagne, ont cristallisé l’horreur de la massification et exploité les codes de l’inhumanité ; des œuvres littéraires comme Rhinocéros d’Ionesco ou 1984 de Georges Orwell ont proposé une critique détournée de cette étrange organisation du monde qui gomme la singularité de l’être au profit d’une idéologie commune, toute-puissante et dévastatrice. L’ennemi y sert de pantin qu’on agite à tout bout de champ devant le peuple pour l’effrayer, le souder et le soumettre à la discipline la plus drastique. La propagande, gangrène du journalisme et de l’art, a expérimenté le terrible pouvoir des médias en diffusant textes et images truqués afin d’imposer à tous une vision commune.
A la fin de la 2ème Guerre Mondiale, la Guerre Froide pétrifie peu à peu les échanges entre les deux grandes puissances du monde : les États-Unis et l’U.R.S.S. Opposés par leurs systèmes politiques comme le jour et la nuit, ces deux pays vont mener des batailles parallèles qui ne se croiseront quasiment jamais mais dont la tension implicite, invisible, mais constante et sourde, marquera plusieurs décennies et nourrira un imaginaire du bien et du mal.
 
Ridley Scott
Après des études de dessin dans de prestigieuses écoles, il s’intéresse au cinéma et réalise un premier court métrage Boy on a bicycle. Après un bref séjour aux États-Unis, il est engagé par la BBC où il exerce les fonctions de chef-opérateur, de chef-décorateur puis de réalisateur. Il met alors en images quelques épisodes de séries britanniques populaires comme The Informer et Z-Car.
  En 1977, il réalise Les Duellistes, son premier film qui obtient le prix de la meilleure première œuvre au Festival de Cannes. La 20th Century Fox (société de production) finance le tournage d'Alien, le huitième passager premier épisode de la série, grand succès qui obtient l'oscar des meilleurs effets spéciaux en 1979. Toujours fasciné par l’univers de la science-fiction, Ridley Scott met en scène en 1982 une adaptation d’un roman d’anticipation de Philip K. Dick: Blade Runner. Après ces énormes succès, il traverse une période de moindre notoriété, avec des films comme Legend, puis les polars Traquée et Black Rain. Sa carrière prend un nouvel envol avec la sortie du road movieThelma et Louise en 1991, envol très temporaire qui se stoppe après le cuisant échec commercial de 1492 : Christophe Colomb et des réalisations quelconques comme Lame de fond ou À armes égales. Ridley Scott réalise alors des projets moins ambitieux, notamment la série TV The Hunger en 1997.
  L'année 2000 est marquée par le succès considérable du péplum Gladiator, pour lequel l'acteur principal Russell Crowe obtient l'oscar du meilleur acteur. Depuis cette réussite, la suite de sa carrière alterne entre succès et échecs artistiques et commerciaux. Kingdom of Heaven, film audacieux sur le thème des Croisades, sera une déception au niveau commercial, sûrement provoquée par les coupures drastiques exercées sur le film. La version longue présentée dans l'édition DVD sera pourtant unanimement saluée comme une performance artistique évidente.
 
Contexte historique de création : cadre géographique ? Evènements marquants ? Eléments d’inspiration.
Ce film publicitaire s’inspire directement du roman d’anticipation de George Orwell, 1984. Rédigé en 1948, ce roman met en scène un univers totalitaire dans lequel le pouvoir s’exerce principalement par une communication dévoyée. On y découvre un chef désincarné, « Big Brother », dont le regard scrute constamment les hommes à travers des « télécrans ». L’Histoire y est réécrite sans cesse. La liberté, la singularité sont des valeurs subversives, seuls l’Etat et l’obéissance aveugle, l’oubli de soi au profit de la masse, règnent, dans un monde déshumanisé.
Réalisé au début des années 80, il sera diffusé au Super-Bowl (finale du tournoi annuel de football américain), tandis que la tension entre le bloc communiste et le bloc capitaliste connaît une nouvelle poussée. On peut ainsi considérer qu’il se réfère assez clairement à l’organisation soviétique, faisant d’elle le repoussoir ultime contre lequel doit se battre la liberté.
En 1984, de nombreux pays communistes boycotteront les jeux olympiques de Los Angeles... 
 
Style, mouvement ou courant :
Ce film publicitaire s’inscrit dans le courant de l’anticipation (cinéma, littérature).
 
Description de l’œuvre  
 
Technique filmique. Composition ? Couleur ? Lumière ?
Les éléments en présence donnent-ils un sens ? Lequel ? Pourquoi ? Anecdotes ?
 
Composition :
La première séquence du film nous montre, en plan d’ensemble, un tuyau se découpant sur un fond noir quadrillé de poutres métalliques. Une voix aux accents électroniques scande des paroles en anglais. La caméra pénètre ensuite dans le tuyau : nous y découvrons un défilé régulier d’hommes vêtus de gris, tous chauves et avançant au pas dans une allée bordée de téléviseurs dans lesquels s’affiche la même image, encore trouble. Tandis que s’écoule le flot humain, une brève séquence nous montre une jeune femme blonde, en short rouge, qui court en portant un marteau. Derrière elle, nous apercevons un groupe de miliciens, vêtus de noir, armés de matraques et coiffés de masques vitrés qui dissimulent leurs visages. Une nouvelle séquence s’ouvre sur une vaste salle dans laquelle débouche le défilé humain. Les hommes, tous semblables, s’asseyent sur des bancs, et fixent avec fascination un immense écran central diffusant le même spectacle : un visage d’homme débitant des paroles sur un ton fanatique et dur.
La caméra parcourt alors l’assemblée : les hommes et quelques enfants, chauves aussi, tous figés, le regard vide, ont un visage sans expression. Certains portent des masques à oxygène. Une fois que tout le monde est assis, immobile, une nouvelle séquence nous montre la salle dans un plan d’ensemble. La jeune femme blonde, toujours armée de son marteau, pénètre dans la salle. Sa silhouette féminine et sportive se découpe dans l’allée centrale. Nous distinguons les murs de la salle, tapissés d’inscriptions répétitives et d’un gris fumeux. Les pas de la jeune femme claquent sur le sol uni, bétonné. La milice court derrière elle. La caméra fixe à nouveau, comme les personnages, l’écran qui se trouve désormais parfaitement en face de la jeune femme. Tandis que la milice poursuit sa course, la jeune femme s’arrête et se met à tournoyer comme un athlète de façon à préparer un lancer de marteau. Elle tourne, le mouvement siffle dans l’air avant de lui arracher un cri, le marteau fonce à travers la salle vers l’écran où le visage continue de s’exalter. Une aspiration immense retentit, l’écran explose dans un incendie de lumière qui envahit l’assemblée comme « soufflée ».Les hommes, toujours immobiles à leurs places, ouvrent leurs bouches et reçoivent contre leurs visages la caresse d’un vent étrange. Un texte s’affiche sur notre écran, lu simultanément par une voix claire et haute : « On january 24th, Apple computer will introduce Macintosh. And you’ll see why 1984 won’t be like « 1984 ». » La dernière séquence est un plan fixe sur le logo Apple, une pomme croquée multicolore.
 
Ce film met en scène une économie d’oppositions créatrices de sens :
·         Les plans d’ensemble y découvrent généralement un univers masculin, marqué par son uniformité, et enserré dans un espace froid, métallique où la voix du chef écrase toute manifestation sociale. La communication y est à sens unique, asymétrique, seul le chef à travers son écran parle et tous vont vers lui dans un mouvement mécanique, ou bien se figent dans une attitude de fascination. Les hommes semblent interchangeables, tous identiques, leurs visages sont impassibles, leurs bouches closes. Ils sont représentés comme des éléments d’un système, des pions, une masse muette sans vie propre.
·         Les plans rapprochés nous présentent alternativement le personnage de « Big Brother » et la jeune femme. Big Brother a un visage anguleux, gris, dont seule la bouche noire est en mouvement. Son timbre de voix a quelque chose d’irréel, ses paroles sont rythmées comme une marche militaire par l’anaphore du mot « one » ; le débit est constant, sans essoufflement autant que sans silence.
            La jeune femme est avant tout un corps athlétique, gracieux et coloré, elle cristallise toutes les différences et les singularités. Elle apparait comme un symbole de vie et de renouveau au milieu de cet univers déshumanisé et presque carcéral.
 
Le réalisateur joue des codes couleur et des contrastes afin de produire et ménager un effet de rupture :
·         La masse humaine se décline sur un nuancier de gris dans une ambiance enfumée, terne, inquiétante. Le décor métallique accentue l’impression d’inhumanité dégagée par les écrans. Les lignes droites, presque « autoritaires » de l’architecture, les têtes nues, sans cheveux, disposées régulièrement dans la salle, créent un effet d’immobilisme et d’uniformité.
·         La jeune femme, elle, se découpe symptomatiquement sur cet univers : elle est bronzée, légèrement brillante de transpiration (qui est un signe biologique de vie), vêtue d’un rouge qui saisit le regard par sa vivacité. Ses vêtements moulent son corps, ils semblent faits sur mesure ; ses courbes sont douces, et ses cheveux blonds semblent générer une lumière chaude, naturelle dont le flamboiement contraste avec l’éclairage industriel, bleuté et glacial, de la salle. Seul son marteau, vieilli et rouillé, établit un lien entre elle et ce monde qu’elle va détruire. C’est un symbole fort, chargé de résonnances pour le spectateur du film, car le marteau fait partie de l’attirail symbolique du régime soviétique et convoque immédiatement l’imagerie de la Guerre Froide.
                                                                                                                                         
Portée ou influence de l’œuvre
 
En quoi l’œuvre a-t-elle marqué son temps ? Peut-on la rapprocher d’autres œuvres ?
Fidèle au genre de l’anticipation (sous-genre de la science-fiction qui met en scène un futur possible à des fins de critique sociale et politique), ce film a participé de la fondation de l’image particulière attachée à la marque Apple. Dans le monde de l’informatique, Apple représente à la fois la différence (choisir Apple, c’est se démarquer, ainsi que le souligne leur slogan « Think different »), et la qualité. En effet, le choix d’une référence littéraire place le produit dans une « tradition » intellectuelle, presque élitiste. Il est assez rare de voir des publicités faire appel à des connaissances artistiques pointues. Apple cible ainsi un public « privilégié » culturellement, un public de spécialistes aux exigences plus aiguës. L’utilisation de l’imaginaire du genre de l’anticipation permet au film de s’inscrire dans une « tradition » moderne : on pense au film The Wall des Pink Floyd, aux romans de Philip K. Dick qui décrivent un monde mécanisé à l’excès dans lequel des antihéros représentent tout ce qu’il reste de « vivant »,  et évidemment au Meilleur des mondes d’Aldous Huxley. L’outil informatique, au lieu d’être un artisan de l’uniformisation de la société, devient, dans la publicité de Ridley Scott et grâce à l’utilisation de cette référence, le moyen de développer les singularités, le moyen d’exprimer les différences, la voie d’une communication diversifiée et porteuse de liberté. Macintosh sera le computer des artistes et des hommes libres. Il fera éclater la propagande, et donnera aux utilisateurs les moyens de s’affirmer.
 

 

 

 

 

       

 
 
Regard sur l’œuvre
 
·         Efficacité du message : la publicité crée-t-elle un besoin ? Elle joue sur les ressorts psychologiques en donnant au spectateur une envie de différence et de liberté. Le public sait qu’il est menacé de ressembler à la masse et veut s’identifier à la jeune femme, ou entrer avec elle dans la nouvelle ère qu’annonce le film.
·         Ressenti ?  
 
LEXIQUE DE BASE :
 
Séquence/codecouleurs/codepublicitaire/Rythme/mouvement/tempo/plan/espace-temps/ligne/composition/contraste/rupture.
 
 
F. Mancini – 2011 – http://saintjoarts.over-blog.com
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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 19:48

FICHE D’IDENTITE DE : L’affiche rouge, 1944

 

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Présentation de l’œuvre   

     

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Titre de l’œuvre : L'affiche rouge

 

Nature/genre de L’œuvre : Affiche de propagande nazie

 

Date de création : 21 février 1944

                                                                                             

 

Catégorie (domaine/thématique) : à encadrer

 

o Arts de l'espace                 • Arts, créations, cultures
o Arts du langage               
• Arts, espace, temps
o Arts du quotidien              
Arts, Etats et pouvoir
o Arts du son                         
• Arts, mythes et religions
o Arts du spectacle vivant
• Arts, techniques, expressions
o Arts du visuel                     
• Arts, ruptures, continuités            

               

Repérage chronologique :

Repérer l’œuvre et indiquer des évènements historiques proches

 

-          1939: début de la seconde guerre mondial

-          1942: rafle du Vel d'hiv

-          1943: action du groupe manouchian

-          1955: poème d'Aragon « strophes pour se souvenir »

 

Contexte historique de création : cadre géographique ? Evènements marquants ? Eléments d’inspiration.

 

Cette affiche a été crée pendant la seconde guerre mondial, pendant l'occupation allemande.

Elle a été affichée sur les murs de Paris. Pour les allemands ces personnes sont des terroristes mais pour les français se sont des sauveurs !
Elle présente les résistants du « Groupe Manouchian » que l’armée allemande va exécuter.

Ce groupe appartient au mouvement Communiste des FTP-MOI (Francs Tireurs Partisans - Main d’Œuvre Immigrée). Il est constitué de Vingt deux hommes et d’une femme. Ils sont presque tous d’origine étrangère : 

Arméniens, Polonais et Hongrois d’origine Juive, Italiens, Espagnols, Roumains et Français pour trois d’entre eux. Leur chef, Missak Manouchian organise les sabotages (déraillement de trains) et les attentats contre l’armée d’occupation allemande (attentats à la grenade, assassinat d’un général SS).  Arrêtés par la police française, ils sont fusillés par les Allemands le 21 février 1944.

 

Description de l’œuvre 

 

Technique(s) ? Matériaux ? Dimensions ? Cadrage ? Point de vue ? Composition ? Couleur ? Lumière ?

Les éléments en présence donnent-ils un sens ? Lequel ? Pourquoi ? Anecdotes ?

 

Couleurs dominantes : le rouge (sang) et le noir (mort).

Des photos choquantes qui évoquent les attentats commis par ceux que l’affiche dénonce (cadavre, armes, …).

Les portraits de dix membres du groupe avec  leurs noms, leurs actes, et parfois leurs religions.

Un texte : « Des libérateurs ? », « La Libération par l’armée du crime ! » : d'abord une question, on se demande si ces personnes sont des libérateurs, puis on affirme qu'ils ne sont pas des libérateurs mais plutôt des criminels.

Un double message :

- Convaincre la population Française que les résistants sont des criminels, des terroristes.

- Dissuader tous ceux qui seraient tentés de s’engager dans la résistance.

                                                                                                                                         

Portée ou influence de l’œuvre

En quoi l’œuvre a-t-elle marqué son temps ? Peut-on la rapprocher d’autres œuvres ?


Cette affiche a eu l’effet inverse de celui qui était recherché par les Allemands, puisqu’elle est devenue le symbole de la Résistance, de la lutte contre le fascisme et la barbarie nazie. Le poème écrit par  Aragon l'a rendue célèbre. Cette affiche a donné lieu a différentes retombées culturelles.

 

Regard sur l’œuvre

Exprimer son ressenti…

 

 

 Pour plus d’information sur l’affiche rouge : L'affiche rouge

 

 

 

Messeine Mazouz – 2011 – http:/saintjoarts.over-blog.com

 

Retrouvez d'autres analyses d'oeuvres sur le nouveau site : http://e-cours-arts-plastiques.com/category/histoire-des-arts/analyse-d-oeuvres/  

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 14:41

FICHE D’IDENTITE : Autoportrait à l’oreille bandée, Van Gogh 1889

 

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Présentation de l’œuvre

 

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Titre de l’œuvre : L'autoportrait de Van Gogh à l'oreille bandée

 

Définition d’un autoportrait : L’autoportrait et un sous-genre mineure du portrait.

Ce n’est qu’en 1950 que le mot est officiellement admis dans la langue Française.

Faire un autoportrait s’est se représenter soi-même de face, de trois-quarts, ou de profil, le corps entier ou fragmenté avec ou sans mise en scène, seule ou avec d’autres personnages.

L’autoportrait a été longtemps un genre caché, les artistes se représentés en dissimulant leur visage dans la foule, pour ne pas les voir directement.

Et puis s’est devenu un exercice à part-entière, très pratique puisque devenant son propre référant l’artiste n’a plus besoin de faire appel à un model extérieur.

C’est l’occasion pour de nombreux artistes d’interroger leurs sentiments, leurs émotions, leurs âmes, et d’observer, d’étudier les effets du temps, du vieillissement, de questionner leurs identités.

 

Nature/genre de L’œuvre : huile sur toile / Autoportrait

 

Artiste (ou commanditaires) Vincent Van Gogh

 (Naissance / mort) : né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert aux Pays-Bas – mort le 29 Juillet 1890 à Auvers-sur-Oise en France

 

Date de création : 1889                                                                           

 

Catégorie (domaine/thématique) :

 

o Arts du visuel               • Arts, ruptures, continuités 

 

 

 Repérage chronologique :

Repérer l’œuvre et indiquer des évènements historiques proches

 

·         1853, naissance de Van Gogh   

·         1888 , il se coupe l’oreille

·         1890,Date de sa mort

 

·         1901, Autoportrait en bleu de Pablo Picasso

        

 

Vie de l’artiste (ou commanditaires) : moments importants de sa vie …

 

C’est un peintre et dessinateur néerlandais. Il a grandit dans un milieu bourgeois.

A partir de 1870, il travaille chez Goupil et compagnie comme dessinateur dans un journal.

En 1888, il s’est coupé l’oreille et a offert la chair à une prostituée.

Il a perdu ses deux frères la même année.

En 1877, il a voulu devenir pasteur, mais il échoua.

Il découvre sa maladie à partir de 1980, et, à l’âge de 37 ans il se suicide.

De son vivant, Van Gogh n’a pas connu le succès.

 

Contexte historique de création : cadre géographique ? Evènements marquants ? Eléments d’inspiration ?

 

Van Gogh a choisi de peindre cet autoportrait suite à un épisode terrible : il s’est tranché l’oreille d’un coup de rasoir et il s’est représenté quelques temps après le drame, à peine rentré chez lui dans l’état ou il se trouvait, l’oreille protégé par un pansement maintenu par un bandage.

Ce portrait a été réalisé en deux fois, deux exemplaires, celui-ci est la deuxième version.

 

Style, mouvement ou courant : Impressionniste 

 

Définition : Quelques artistes comme Manet, Monet, Degas, Sisley, Pissarro qui sont des habitués du « Salon des Refusés » ont créé ce mouvement impressionniste en réaction à l’art officiel.

En 1874, Louis Leroy en voulant se moquer du tableau «Impression soleil levant » de Monet  qui représente le port du Havre, emploi pour la première fois le mot « impressionniste ».

Et on conservera ce terme puisqu’on considère qu’il exprime assez bien la volonté de traduire sur la toile les impressions visuelles et colorées réalisées directement en extérieur face au model et non dans l’atelier à partir du croquis.

 

Description de l’œuvre 

 

Technique(s) : L'organisation des couleurs était l'une des principales préoccupations de Van Gogh à cette époque ; aussi rien n'est laissé au hasard. Van Gogh a juxtaposé des couleurs proches sur le cercle chromatique : rouge et orangé (mur du fond), bleu et violet (bonnet) ; ces couleurs forment ce qu'on appelait une harmonie d'analogue, puisqu'elles sont proches l'une de l'autre et se combinent donc sans se heurter.

 

Matériaux : peinture à l’huile sur toile

 Dimensions ? 51 x 45 (cm)

 

Cadrage : Entouré de couleurs chaudes (rouge, marron orangé, et la fumée blanche s’échappant de sa pipe). Cadrage portrait centré.

 

 Point de vue : L'équilibre est d'abord celui de la composition : le visage, qui est l'élément dominant, occupe la partie centrale de la toile; les yeux sont à la hauteur de la ligne d'horizon qui partage le tableau en deux parties. Le point de vue est frontal.

 

 Composition : Dans la toile qui nous occupe, on remarque le fond, divisé en deux zones, rouge en bas et orangé en haut, avec des touches plus jaunes dans la partie supérieure ; le bonnet est bleu à l'arrière et violet à l'avant ; enfin la veste est verte.

 

Couleur : Van Gogh a donc réussi à obtenir un grand équilibre dans le jeu des couleurs. D'abord, sa palette est restreinte aux trois primaires du peintre (rouge, bleu, jaune) et aux trois secondaires (vert, violet et orangé), plus le blanc et le noir (la seule exception concerne les quelques touches de brun du fourneau de la pipe). Ensuite, les couleurs contiguës sont organisées par paires de contrastes, afin de produire une idée d'équilibre.

 

 Lumière : De la lumière se positionne sur son visage plutôt du cote de son bandage de son oreille droite. Autour, précisément à sa gauche la lumière  n’y parvient pas.

 

Les éléments en présence donnent-ils un sens ?  Oui, les éléments en présence donnent un sens.

 

 Lequel : l'accessoire de la pipe joue ici un grand rôle Le bandeau témoigne du drame, des semaines passées, ce qui l’oppose à la pipe.

 

Pourquoi : de la pipe qu'il fume et qui l'aide à retrouver une certaine tranquillité d'esprit après l'agitation extrême des semaines précédentes. La pipe s'oppose donc au bandage, comme le présent au passé maintenant révolu, comme la tranquillité retrouvée au drame surmonté

 Anecdotes : Van Gogh a choisi de se représenter ainsi, pour rassurer ses proches, son frère, sa famille et ses amis peintres.

                                                                                                             

Portée ou influence de l’œuvre

 

Peut-on la rapprocher d’autres œuvres :

 

On peut rapprocher cette œuvre avec un des autoportraits de Picasso qu’il a peint lors de sa période bleue.

 

autoportrait-bleu

 


Pablo Picasso, Autoportrait bleu, huile sur toile 1901

 

L'Autoportrait (peint en 1901) est un tableau réalisé par Pablo Picasso durant sa « période bleue » (1901 à 1903).

Cette période débute après le suicide d’un de ses proches amis, Carlos Casagemas, qui va beaucoup l’affecter et l’influencer. Il entame une série de tableaux essentiellement en monochrome bleu. Pour Picasso, la couleur bleue exprime la tristesse, la misère, la vieillesse, la mort et la froideur du monde, comme le témoignent les portraits réalisés durant cette période : vieillard, femmes de mauvaise vie, aveugle ou mendiant…

Sur cette toile Picasso se représente comme un personnage solitaire, abandonné, miséreux, vêtu d’un large manteau bleu foncé. Picasso a un regard vide, néanmoins dirigé vers le spectateur. À cette date, il n’a que 20 ans et il apparaît volontairement sur cette peinture beaucoup plus vieux. Dans le fond, aucun paysage n’apparaît mais juste une couleur bleu clair, un peu verdâtre et rappelant la mort. Le détail est donné au visage dans le traité et les cheveux, le manteau et le fond dans une touche plus sommaire souligne l’expression.

 

Le parallèle entre les deux autoportraits de Van Gogh et Picasso tient dans sa dimension dramatique.

 

Pour voir d’autres autoportraits d’artistes : Autoportraits

 

 

Regard sur l’œuvre

 

Exprimer son ressenti…

 

LEXIQUE DE BASE : à utiliser en fonction de l’œuvre étudiée.

Peinture/figuratif/forme/ représentation/ espace /couleur/autoportrait.

 

 

Corrigé du travail de Galoustian Elise, Tchakirian Rose et Kasparian Sarine – Classe de 3ème 2011 – http:/saintjoarts.over-blog.com  Rubrique analyse d’œuvres – fiche d’identité : autoportrait à l’oreille bandée, Van Gogh 1889

 

Retrouvez d'autres analyses d'oeuvres sur le nouveau site : http://e-cours-arts-plastiques.com/category/histoire-des-arts/analyse-d-oeuvres/  

 

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Published by madame plastique - dans Analyse d'oeuvres

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